Après sa sortie en salles à Noël, Le Seigneur des Anneaux – La Guerre des Rohirrim est arrivé sur CANAL+ le 8 août.
Ce film d’animation japonais, réalisé par Kenji Kamiyama, ramène les spectateurs au cœur d’une légende issue des annexes de Tolkien. Il raconte l’histoire de Helm Hammerhand, roi du Rohan et son combat contre les Dunlandais menés par Wulf, un chef rebelle déterminé à envahir ses terres.
L’action prend place environ 183 ans avant les événements de la trilogie de Peter Jackson. Le film dévoile comment Fort-le-Cor, futur Gouffre de Helm, devint le théâtre d’un siège sanglant. Ce moment scella le destin tragique de Helm et expliqua l’origine de son surnom. « Ce siège a changé l’histoire du Rohan à jamais », rappelle la narration. Les spectateurs découvrent un peuple déterminé à défendre son royaume, dans un affrontement qui forgea son identité.
Le Gouffre de Helm sous un angle inédit
Cette bataille fondatrice se déroule dans le même lieu que l’affrontement mythique des Deux Tours. Pour les fans, ce lien direct apporte une dimension historique fascinante. On découvre la première utilisation de cette forteresse iconique, bien avant que les armées de Saruman ne viennent l’assiéger. Le style visuel, influencé par l’animation japonaise, reste fidèle aux codes esthétiques instaurés par Jackson. Cela crée une passerelle fluide entre les œuvres.
Le film marie l’énergie de l’animation japonaise à l’authenticité visuelle des adaptations précédentes. Les armures, les symboles et les décors rappellent volontairement l’univers cinématographique des années 2000. Ce choix renforce la cohérence de la saga tout en apportant une touche artistique distincte. La fresque guerrière prend alors l’allure d’une légende vivante, portée par un soin particulier aux détails.
Éowyn en narratrice et des voix familières
La narration est assurée par Miranda Otto, qui reprend son rôle d’Éowyn plus de vingt ans après Le Retour du Roi. Sa voix guide les spectateurs à travers les événements, ancrant l’histoire dans la mémoire des films originaux. Des apparitions vocales de Billy Boyd (Pippin) et Dominic Monaghan (Merry) surprennent agréablement, même s’ils ne reprennent pas leurs personnages emblématiques. Un extrait d’archives de Christopher Lee permet également d’entendre à nouveau Saruman. Cela ajoute un écho particulier à la continuité.
Philippa Boyens, co-scénariste des films de Jackson, supervise la cohérence du récit. Stephen Gallagher, compositeur ayant travaillé sur Le Hobbit : La Désolation de Smaug, signe la musique. Ce duo de talents renforce le lien créatif entre La Guerre des Rohirrim et les précédentes adaptations, tout en donnant au film sa propre identité sonore et narrative.
Une ouverture vers de nouvelles histoires
Aucune suite directe n’a encore été annoncée. Mais le film s’inscrit dans une stratégie plus vaste de relance de la franchise. Warner Bros. et New Line préparent déjà The Hunt for Gollum, prévu pour 2026. Ce long-métrage, réalisé par Andy Serkis, permettra à l’acteur de retrouver le rôle qui a marqué sa carrière, sous la production de Peter Jackson. Cette dynamique laisse entrevoir la possibilité d’autres récits inédits explorant les recoins méconnus de la Terre du Milieu.

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